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PERLES

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La banque

Imaginez que chaque matin, une banque vous ouvre un compte de 86'400 CHF. Il y a uniquement deux règles à respecter.

La première règle est que tout ce que vous n'avez pas dépensé au cours de la journée vous est enlevé le soir. Vous ne pouvez pas tricher, ne pouvez pas virer cet argent sur un autre compte, ne pouvez que le dépenser mais chaque matin au réveil, la banque vous rouvre un nouveau compte, avec à nouveau 86'400 CHF pour la journée.

Deuxième règle: la banque peut interrompre ce "jeu" sans préavis ; à n'importe quel moment elle peut vous dire que c'est fini, qu'elle ferme le compte et qu'il n'y en aura pas d'autre. Que feriez-vous ? A mon avis, vous dépenseriez chaque franc à vous faire plaisir, et à offrir quantité de cadeaux aux gens que vous aimez. Vous feriez en sorte d'utiliser chaque franc pour apporter du bonheur dans votre vie et dans celle de ceux qui vous entourent.

Cette banque magique, nous l'avons tous, c'est le temps ! Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86'400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n'y a pas de report. Ce qui n'a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer.

Chaque matin, cette magie recommence. Nous jouons avec cette règle incontournable: la banque peut fermer notre compte à n'importe quel moment, sans aucun préavis. A tout moment, la vie peut s'arrêter. Alors qu'en faisons-nous de nos 86'400 secondes quotidiennes ? "La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue"

... alors profitez-en !

Le Dalaï Lama

Un jour, on demanda au Dalaï Lama: "Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans l'humanité ?" 

Il répondit:  "Les hommes qui perdent la santé pour gagner de l'argent et qui, après, dépensent cet argent pour récupérer la santé. A penser trop anxieusement au futur, ils en oublient le présent, à tel point qu'ils finissent par ne vivre ni au présent ni au futur ! Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu."

Merci à Pierre-André du Val d'Illiez pour son envoi.

Un petit paquet de soie

Mon ami ouvrit le tiroir de la commode de son épouse et en sortit un petit paquet enveloppé de soie: "Ceci, dit-il, n'est pas un simple paquet, c'est de la lingerie."

Il jeta le papier et observa la soie et la dentelle. "J'ai acheté ceci la première fois que nous sommes allés à New-York, il y a 8 ou 9 ans, mais elle ne l'a jamais utilisé. Elle voulait le conserver pour une occasion spéciale. Et bien,. je crois que c'est le bon moment justement."

Il s'approcha du lit et rajouta ce paquet à d'autres choses que les pompes funèbres emmèneraient.

Sa femme venait de mourir. En se tournant vers moi, il me dit: "Ne garde rien pour une occasion spéciale. Chaque jour que tu vis est une occasion spéciale !"

Je pense toujours à ces paroles. Elles ont changé ma vie. Aujourd'hui, je lis beaucoup plus qu'avant et je nettoie moins, je m'assied sur ma terrasse et admire le paysage sans prêter attention aux mauvaises herbes du jardin. Je passe plus de temps avec ma famille et mes amis, et moins de temps au travail, j'ai compris que la vie est un ensemble d'expériences à apprécier.

Désormais, je ne conserve rien. J'utilise mes verres en cristal tous les jours, je mets ma nouvelle veste pour aller au supermarché si l'envie m'en prend. Je ne garde plus mon meilleur parfum pour les jours de fête, je l'utilise dès que j'en ai envie. Les phrases comme "un jour..." et "un de ces jours..." sont en train d'être bannies de mon vocabulaire. Si ça en vaut la peine, je veux voir, entendre et faire les choses maintenant.

Je ne suis pas tout-à-fait sûr de ce qu'aurait fait la femme de mon ami si elle avait su qu'elle ne serait plus là demain (un demain que nous prenons tous à la légère). Je crois qu'elle aurait appelé sa famille, ses amis intimes. Peut-être aurait-elle appelé quelques vieux amis pour faire la paix ou pour s'excuser d'une vieille querelle passée. J'aime penser qu'elle serait peut-être allée manger chinois, sa cuisine préférée.

Ce sont toutes ces petites choses non faites qui m'énerveraient beaucoup si je savais que mes heures étaient comptées. Je serais énervé de ne plus avoir vu certains de mes amis avec lesquels je devais me remettre en contact (un de ces jours).

Énervé de ne pas avoir écrit les lettres que j'avais l'intention d'écrire "un de ces jours".

Énervé de ne pas avoir dit assez souvent à mes proches combien je les aime.

Maintenant, je ne retarde rien, ne repousse ou ne conserve rien qui pourrait apporter de la joie et des rires à nos vies. Je me dis que chaque jour est spécial. Chaque jour, chaque heure, chaque minute est spéciale...

Merci à Vincent R. du Val d'Illiez pour son envoi.

Jolie histoire à méditer. Question d'attitude...

Gaston est gérant dans la restauration à Paris. Il est toujours de bonne humeur et a toujours quelque chose de positif à dire. Quand on lui demande comment il va, il répond toujours: "Si j'allais mieux que ça, nous serions deux: mon jumeau et moi!"

Quand il déménage, plusieurs serveurs et serveuses sont prêts à lâcher leur job pour le suivre d'un restaurant à un autre pour la seule raison qu'ils admirent son attitude.

Quand un employé file du mauvais coton, Gaston est toujours là pour lui montrer le bon côté des choses.

Curieux, je suis allé voir Gaston un jour pour lui demander: "Je ne comprends pas. Il n'est pas possible d'être toujours positif comme ça, partout, tout le temps. Comment fais-tu?"

Et Gaston de répondre: " Tous les matins à mon réveil, je me dis que aujourd'hui, ou bien je choisis d'être de bonne humeur, ou bien je choisis d'être de mauvaise humeur. Je choisis toujours d'être de bonne humeur. Quand il arrive quelque incident déplorable, ou bien je choisis d'en être la victime, ou bien je choisis d'en tirer une leçon. Quand quelqu'un vient se plaindre à moi, ou bien je choisis d'entendre sa plainte, ou bien j'essaie de lui faire voir le bon côté de la chose.

"Mais ce n'est pas toujours si facile", lui dis-je.

Et Gaston d'enchaîner: "La vie, c'est une question de choix. On choisit sa façon de réagir aux situations. On choisit de quelle façon les autres peuvent nous influencer ou non. On choisit d'être de bonne humeur ou de mauvaise humeur. On choisit de vivre sa vie de la manière qui nous convient."

Plusieurs années plus tard, j'entends dire que Gaston a fait incidemment ce qu'on ne doit jamais faire dans la restauration : il a laissé déverrouillée la porte arrière du restaurant un bon matin et il s'est fait surprendre par trois voleurs armés. En essayant d'ouvrir le coffre-fort, sa main tremblante de nervosité, il n'arrivait pas à faire la combinaison numérique. Un des intrus a paniqué et a tiré. Heureusement pour Gaston, les choses n'ont pas traîné et il a été vite transporté à l'hôpital.

Après dix-huit heures de chirurgie et des semaines de soins intensifs, Gaston a reçu son congé de l'hôpital avec les débris de la balle qu'on n'avait pas réussi à lui extraire.

J'ai revu Gaston six mois après l'incident et je lui ai demandé comment il réagissait à tout ça.

"Si j'allais mieux que ça, dit-il, nous serions deux: mon jumeau et moi. Tu veux voir les cicatrices ?"

Je n'ai pas voulu voir la blessure mais je lui ai demandé ce qui lui était passé par la tête au moment du vol.

Et Gaston de dire: "La première chose qui m'est venu à l'idée est que j'aurais dû fermer à clef la porte arrière du restaurant. Et puis, étendu sur le plancher après m'être fait descendre, je me suis souvenu que je pouvais encore faire un choix : ou bien de vivre ou bien de mourir. Et j'ai choisi de vivre."

"T'as pas eu peur ?" lui dis-je.

Et lui de répondre: "Les ambulanciers ont été bien corrects. Ils n'ont pas cessé de me dire que tout allait bien. Mais en entrant dans le bloc opératoire de l'hôpital, j'ai vu l'expression des médecins et des infirmières et, là, j'ai eu peur. J'ai vu dans leurs yeux que j'étais un homme mort et j'ai su que je devais agir vite."

"Et alors, qu'as-tu fait ?" "Eh bien, mon ami, il y avait une grosse infirmière qui me bombardait de questions ; elle voulait savoir si j'étais allergique à quelque chose. J'ai dit oui, et les médecins et les infirmières se sont arrêtés pour entendre ce que j'allais leur dire. J'ai pris une profonde respiration et je leur ai dit que j'étais allergique aux balles de fusil ! Quand ils ont eu cessé de rire, je leur ai dit que j'avais fait le choix de vivre et qu'ils feraient mieux de m'opérer comme si j'étais un homme vivant plutôt qu'un homme mort !"

Gaston a survécu grâce à l'expertise des médecins mais aussi grâce à son attitude étonnante ! J'ai appris de lui que, tous les jours, nous devons faire des choix: ou bien de profiter pleinement de la vie ou bien de s'y emmerder tant qu'on veut.

La seule chose qui nous appartient et que personne ne peut contrôler, ni nous enlever, ce sont nos attitudes. Alors, quand on peut cultiver des attitudes positives, tout le reste est de la petite bière.

Merci à Jean-Michel de My pour son envoi.

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