Georges Delaloye > Menu

RÊVES

EN SAVOIR PLUS  >  QUELQUES ANECDOTES  
 
 
 

La niche de lumière

Le rêve lucide est celui dans lequel le dormeur est conscient qu'il rêve. Un cauchemar est à tel point réel pour le dormeur qu'il en tremble encore au réveil.

Et parfois le rêve s'est réellement déroulé... hors du corps et hors du temps ! Aucun ne laisse indifférent le rêveur. 

Je suis assis au bord de mon lit. J'hésite. Le rêve a sans doute été court... enfin je me décide à l'écrire. Le voici.

Je suis dans une chambre.  Dehors il y a des éclairs et le temps me semble mouvementé.  Un violent orage viens d'éclater, tellement violent que je vais chercher mon appareil photo.  Un petit garçon est avec moi et ensemble nous regardons par la fenêtre pour immortaliser chacun avec son appareil de photo ces beaux éclairs. L'orage est très fort et de nombreuses étincelles sortent des nuages.  Je mets l'appareil à mon œil et … hop …  

Soudainement je me retrouve sur un balcon d'un hôtel en pleine montagne avec de la neige partout et en abondance.  Tiens c'est drôle, il fait beau, le soleil brille.  Je regarde et apprécie les montagnes qui sont toutes proches grâce à mes jumelles.  Je vois également en face de moi des skieurs qui descendent une piste difficile. Mon ami, à côté de moi les observe aussi.  Je lui précise qu'ils sont un peu fous d'aller là-bas ! Cette piste semble périlleuse, ils doivent faire attention car un passage délicat se trouve sur leur couloir.

Ce coin escarpé relie deux vallées et est très étroit, de quelques mètres…  Je repère, grâce à l'indication de mon ami, un groupe de skieurs qui va très vite et droit en bas de la pente !

Des inconscients, des téméraires….  J'ai un peu de buée sur les verres de mes jumelles.  Mais ma vision redevient vite claire et j'en profite pour regarder autour de moi les beautés que la nature m'offre.  Soudain, une explosion forte se fait entendre.  Je vois loin dans la montagne un gros nuage noir.  Je l'observe attentivement…  Mais qui sont ces gens qui ont fait sauter un pan de neige et qui se sont regroupés au pied de la paroi de rocher ?  Des patrouilleurs-démineurs pour prévenir les avalanches ?  En tous cas, ils sont bien repérables avec leurs vestes verte et jaune !  Ils mettent à l'abri du danger quelques personnes, dans un grand trou creusé précédemment dans la neige.  

A l'endroit de l'explosion, des gravats et une terre très noire sur la neige blanche ….  Une cavité dans le sol et au fond un grand trou avec de la lumière apparaît.  Il me semble qu'il y a des personnes à l'intérieur !  

On s'approche. Ils sont tous noirs de peau et travaillent dans ce qui me semble être une imprimerie.  Plusieurs travailleurs sont là, inquiets oui, mais sans plus….  Une personne travaille à son bureau qui est juste sous cette l'ouverture dans la terre.  Un être se tient à l'entrée du trou de lumière et veut nous parler.  Il est grand, de race noire avec un front large, de très grand yeux, ses oreilles sont pointues !  Il s'adresse à un homme à côté de moi. Il lui dit que ce lieu a le numéro 206 et que chez nous c'est le numéro 207 !  On ne comprend pas tout ce qu'il nous explique.  Je me doute, alors, que ce contact ne devait pas avoir lieu, il est étrange, insolite, pesant et le temps semble rapide et compté.  Du reste cet instant s'accélère soudainement !  Je profite de bien observer à l'intérieur de cette espace lumineux et je cherche à comprendre cette apparition hors du temps.  L'être aux oreilles pointues se tourne vers moi et me tend un trousseau de clefs toutes recouvertes de terre noire, comme si du charbon y était collé.  Retiens bien ces numéros 206 et 207, me dit-il, tu nous retrouveras ! Ces clefs te seront utiles le moment venu…  

Je sens que je suis en train de revenir de ce voyage dans la montagne et tout se dilue. Je me réveille doucement… très doucement…

Marcel et Igor

Marcel et Igor tirent ensemble une ficelle. Ils accrochent le mince fil aux tuyaux et poteaux qu'ils rencontrent. Ce fil doit être très tendu et ne pas se rompre car il n'y en a pas beaucoup de disponible.

Ils ont des difficultés à faire passer partout ce mince fil. Par exemple ici, il doit passer sur une route très fréquentée et les ouvriers qui y travaillent leur signalent que c'est une drôle d'idée. Mais enfin, tous les ouvriers les aident à faire suivre son chemin au mince fil. Marcel et Igor arrivent maintenant vers des bâtiments imposants. Il faudra bien faire passer le fil par là et surtout bien tendu ! Pas trop de difficultés pour tendre le fil, plus avec les ouvriers qui sont là. Ils posent des questions banales à Marcel et Igor et les réponses données atténuent leurs doutes... Il faut dire que la plupart des ouvriers sont peu motivés, trop occupés à leurs travaux, ou font semblant de ne pas voir les tireurs de fil. 

Vite à un autre bâtiment, le temps presse !

Un secteur particulier de l'usine attend maintenant Marcel et Igor. Le bâtiment de la sécurité ! Dans ce secteur particulièrement gardé, que peut il bien arriver ?

Nos deux compères, grâce à la complicité et à la connaissance de certaines personnes bien placées, peuvent passer sans encombre tous les sas et portes gardées... Attention cependant aucun droit à l'erreur ! Avec leurs mains ils tirent toujours ce fil à travers les pièces où ils passent et poursuivent leur mission. Ils sont déçus... mais presque soulagés que personne ne les arrête. Arriveront-ils jusqu'a leur but secret ?

Le mince fil se tend maintenant sur une grande distance. Marcel et Igor arrivent au fond de l'usine.

Devant la fosse où sont entreposés les citernes et réservoirs, des ouvriers posent des questions très techniques. Les questions pleuvent et les réponses fusent. Cependant elles sont plutôt évasives concernant leurs déplacements avec ce fil tendu. Le travail de Marcel et d'Igor se complique car un employé consciencieux a un doute et veut accompagner nos compères à la fosse. 

Je le conduis et lui explique mon contrôle d'un wagon-citerne dans la fosse. L'ouvrier s'écrie "Mais il est vide ce wagon". Puis il se saisit du couvercle du wagon et me montre l'intérieur... vide. Ma supercherie découverte, je le fais basculer dedans car notre plan peut échouer. Je referme vite le couvercle, libère les attaches du wagon qui roule sur les rails en pente. Je libère un deuxième wagon plein celui-là d'un dangereux produit chimique toxique. 

Ce wagon va percuter avec force l'autre et BOUM !

Un nuage toxique rouge se répand à grande vitesse dans l'enceinte de l'usine. Je cours vers un abri où le fil va servir. Je me sers au passage d'un masque de secours, m.... il ne fonctionne pas ! Vite un autre ! Le nuage toxique approche, c'est un très vieux masque qui fait peine à voir mais il fonctionne, lui ! Puis j'entame ma progression entre les différents bâtiments et routes en suivant le fil de vie en ficelle. J'avance entre les différentes personnes mortes et gazées qui jonchent le sol. Je suis obligé de respirer une fois sur quatre. Je ne sais combien de temps va tenir ce masque. Sur le chemin de retour, je vois plein d'horreurs, des hommes sont comme suspendus dans le temps avec leurs masques mal ajustés. D'autres sont pris de terribles convulsions et meurent lentement. Beaucoup de morts et le nuage rouge est encore bien épais. Après avoir passé dans tous les bâtiments grâce à ce fil de vie, j'arrive enfin dans la partie de l'usine qui est épargnée par le nuage rouge.

On m'accueille en héros, on me félicite, on me pose des questions... La police et les autorités sanitaires ont érigé un barrage et une zone de confinement pour protéger la population de ce désastre chimique. Avec quelques ouvriers je dérobe un camion-nacelle des pompiers et muni d'un haut-parleur je dirige la nacelle vers le mur d'enceinte de l'usine. En passant je casse exprès le haut-parleur sur le mur. Bien sûr la police m'arrête de l'autre côté du mur. Mais enfin pourquoi avoir déclenché une telle atrocité, quelles en sont les causes, les revendications ?

Je sors alors de dessous ma veste un petit être étrange et patibulaire ! 

Mon père, c'est mon père !

Il a lutté longtemps contre cette entreprise et ses dirigeants, contre ces irresponsables ouvriers qui travaillent sans âme, sans reproches et sans coeurs. Mon père a perdu mon frère, mort dans de mystérieuses volutes de fumées rouges. Lui même réduit à sa plus petite expression !

Mon père avait demandé une somme de 8 milliards de dollars à l'entreprise pour bien faire comprendre que la vie n'a pas de prix. Une somme dérisoire lui fut accordée pour pouvoir continuer à faire leurs produits chimiques, se moquant au passage de la vraie valeur de la vie.

D'où ce plan diabolique que j'ai pu mener à bout grâce à Igor.

Mais Igor ? Où est Igor ?

Sans doute dans les volutes de fumées rouges.

Je l'ai perdu moi aussi...

Document sans nom

 

Suivez-moi sur Facebook et sur Twitter: 

© 1999 - 2017, Georges Delaloye / Gedel.  Mentions légales.   Réalisation et mises à jour: alpsoft.ch.  Dernière mise à jour: 23.02.2017   Statistiques.

Nombre de visiteurs :